Délimiter d’abord l’affirmation
Une seule phrase peut porter plusieurs affirmations. « Le bail est à jour et court à durée ferme jusqu’à fin 2030 » affirme un statut documentaire et un contenu contractuel. Chaque partie nécessite sa propre base. Si le passage lié indique seulement la fin du bail, il ne démontre pas l’actualité du document. Un petit ajout verbal change considérablement la portée de l’affirmation.
Commencez donc par préciser ce qui doit être vérifié : le texte du document, son applicabilité actuelle ou une décision fondée sur lui ? Formulez l’énoncé vérifiable de la manière la plus restreinte possible. Cela permet de distinguer une réponse réelle d’un passage simplement lié au sujet. Même un résultat de recherche utile peut n’être, au départ, qu’un candidat.
Distinguer recherche et justification
La génération augmentée par récupération associe recherche d’informations et génération de texte. L’approche RAG initiale combine un modèle de langage avec des passages retrouvés. Elle décrit une méthode technique, pas une preuve de chaque affirmation produite. L’article scientifique lié explique cette association.
Deux questions distinctes s’imposent alors : a-t-on trouvé un passage pertinent, et ce passage étaye-t-il la réponse précise ? Il peut partager de nombreux mots avec la question tout en concernant une autre unité, une autre période ou une exception. Une phrase correctement copiée peut aussi changer de sens dans un résumé trop large. La référence de source ne résout pas ce problème ; elle donne accès au texte pour le repérer.
Placer le contexte à côté du passage
Une preuve utile se retrouve avec quelques indications : document, version, page ou section et passage précis. Elle nécessite aussi le contexte pertinent. Pour une fin de bail, il peut s’agir du rattachement à une unité locative, d’une option ou d’une faculté de résiliation anticipée. L’extrait ne doit pas supprimer ces conditions.
Dans l’exemple illustratif de Lindenhof, la fin du bail est clairement lisible dans le contrat. Pourtant, décrire son texte est moins large qu’affirmer la règle actuellement applicable. Les confondre revient à sauter une étape de vérification. Une bonne note conserve cette distinction auprès de l’affirmation, pour éviter qu’elle disparaisse lors d’une reprise dans un mémo.
Lindenhof, bail v1, page 8, clause 12 : « Le bail est conclu pour une durée ferme jusqu’au 31 décembre 2030. » Cela étaye l’affirmation restreinte « Le bail fixe la fin ferme au 31/12/2030 ». L’affirmation plus large « Le locataire principal est engagé jusqu’à fin 2030 » reste ouverte : un avenant n° 2 proroge le bail jusqu’en 2033 avec une faculté de résiliation anticipée au 31/12/2031 et n’est signé que par le locataire.
Rendre visible le périmètre de vérification
Un passage étayé et un examen complet du dossier sont deux résultats différents. Si seule la page 8 du bail a été consultée, rien ne permet de conclure sur tous les avenants, annexes ou accords ultérieurs. Le nombre de résultats trouvés ne décrit pas automatiquement la part du corpus pertinent examinée. Les documents inaccessibles ou peu lisibles font partie des limites à signaler.
Indiquez donc les documents effectivement considérés et les questions ouvertes. « Aucune faculté de résiliation anticipée dans le bail examiné » est une observation délimitée. « Le locataire ne peut pas résilier de manière anticipée » est une affirmation bien plus forte ; dans l’exemple de Lindenhof, elle serait fausse dès que l’avenant n° 2 produit ses effets. Face à une recherche vide, cette formulation détermine si la lacune reste visible ou devient une certitude apparente.
Transmettre un résultat à vérifier
Une transmission utile réunit affirmation précise, passage justificatif, version connue et points ouverts. Le destinataire doit distinguer ce qui est étayé de la décision encore attendue. Une longue description technique n’est pas nécessaire : une note brève, des références claires et une question précise au responsable suffisent souvent.
Pour RAIVA, relier connaissances d’entreprise, rattachement aux sources et travail traçable est un principe de plateforme. La méthode et les documents fictifs présentés ne démontrent ni fonctionnement réel ni automatisation complète. Leur utilité réside dans une démarche vérifiable : délimiter l’énoncé, lire la preuve, préciser le périmètre et attribuer explicitement la responsabilité restante. Le résultat devient ainsi exploitable pour la prochaine vérification professionnelle.



